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ELEVAGE
25.04.2016

Loup ou élevage plein air ?

   Cinq attaques de loups ont été constatées par l'ONCFS sur trois élevages de brebis du canton du Caylar, la dernière ayant eu lieu à la ferme de La Barre (commune de St Maurice-Navacelles) le 11 février dernier.
Dans l'Herault, l'absence du loup pendant cent ans a permis le développement d'un type d'élevage de brebis en plein air, pour la plupart en parcs. Cet élevage dessine et entretient les paysages ouverts des causses, si riches en biodiversité et si précieux aux naturalistes.
Avec l'arrivée du loup dans le département, le pâturage des troupeaux sur les parcours est remis en cause. Et avec lui l'équilibre économique des élevages.
 
La vie pastorale est incompatible avec la présence du loup.
 
Les éleveurs subissent non seulement l'horreur du massacre de leurs animaux, mais en plus celle des morsures invisibles :
- même indemnisées (et toutes ne le sont pas), les bêtes perdues manquent à l'élevage,
- le traumatisme subi par les bêtes restantes et ses conséquences sur la production ne sont pas pris en compte dans les indemnisations (avortements, infertilité, mauvais pâturage : certaines bêtes peuvent refuser de sortir, les bêtes sont enfermées la nuit alors qu'en été elles paturent essentiellement de nuit...)
- l'attaque elle-même et la menace d'une nouvelle attaque induisent un surcroît de travail,
- le constat, les demandes d'indemnisation etc sont des tracasseries administratives supplémentaires,
- l'éleveur a le sentiment d'avoir failli par impuissance à protéger son troupeau,
- il est soumis à la pression de l'opinion publique qui juge et met en cause les éleveurs et leurs pratiques…
 
Or le loup a un statut de protections stricte (convention de Berne, directive habitat).
Les mesures de protection préconisées par le plan loup (clôtures, chiens de protection, parcs de nuit...) ont montré depuis 20 ans leur complexité et leur peu d'efficacité: 85% des attaques constatées au niveau national l'ont été sur des troupeaux ayant mis en place les mesures préconisées par l'Etat. 
Les éleveurs, victimes de de la protection stricte du loup (attaques sur troupeaux), du fait de mesures innefficaces ou inapplicables deviennent dans tous les cas coupables soit de protéger, soit de ne pas protéger leurs troupeaux.
 
Le plan loup n'est-il destiné qu'à tenter de faire avaler la pilule de la présence du loup aux éleveurs?
Les éleveurs font preuve chaque jour de leur maîtrise du pastoralisme, pratique qui permet de préserver un milieu tout en tirant un revenu. A cela les services de l'Etat répondent par un laisser-faire : laissons le loup s'installer et nous serons là pour constater et indemniser lorsque nous serons appelés.
 
La Confédération Paysanne Hérault demande :
- Le déclassement du loup des espèces strictement protégées. Le loup, en expansion, n'est pas menacé d'extinction.
- La ptrise en charge par l'Etat de l'élimination des loups en situation de prédation sur tout le territoire.
- La simplification des procedures d'autorisation de tir de défense pour les éleveurs qui  souhaitent y avoir recours.
- Un engagement ferme de l'État auprès des éleveurs et de la vie pastorale.
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