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LOUP : NOS POSITIONS

Prédations dans nos campagnes et nos montagnes

8 POINTS DE POSITIONNEMENT DE LA CONF 34 SUR LE LOUP

Pas de discrimination entre les territoires (actuellement cercles 1, 2, 3, 0, zones difficilement protégeables... et différentes interprétations des règlements suivant les départements, les DDT)

Pas de discrimination entre les espèces (facilité d'indemnisation des animaux prédatés, mesures de protection)

Pas de conditionnalité de mise en œuvre des mesures de protection pour l'indemnisation des animaux prédatés par les loups

Financement des mesures de protection même en anticipation sur les nouveaux territoires, clôtures, gardiennage et autres dispositifs, pour les chiens de protection achat ainsi que frais véto et aliment et frais liés au dressage

Droit de défendre son troupeau sans condition

Défense des troupeaux par l'État responsable de la protection des loups = brigades, etc..

Stop à la protection totale : régulation !

Stop à la pub pour l'ensauvagement : vive la campagne !

Septembre 2020, nos réflexions...

Nos campagnes et nos montagnes héraultaises sont le théâtre de bien des prédations sur nos troupeaux : attaques de chiens en divagation, attaques de loup (loups?), attaques de sangliers qui tuent et dévorent brebis et agneaux.

On s'imagine parfois qu'en quelques clics de souris on va protéger la nature et sauver la planète, est-ce réaliste ?

Parmi les nombreux exemples de coopérations inter-espèces, la domestication de nos animaux d'élevage est un parfait exemple de co-évolution : l'établissement d'un contrat entre animaux domestiques qui fournissent lait, laine, cuir, viande, fumier, portage, traction et aides diverses en échange de fourniture d'alimentation, abreuvement, abris, soins, sécurité, sans oublier les échanges affectifs, ont permis en plus de cette symbiose, l'adaptation de bon nombre d'espèces animales et végétales inféodées aux milieux qui résultent de cette entente.

L'ensemble d'êtres vivants, de milieu de vie et d'inter-relations forme un écosystème : campagne, vallée, montagne, bocage, etc... L'écosystème inclut le paysan, l'éleveur ainsi que les multiples autres usagers.

En cas de prédation, l'éleveur et ses animaux massacrés subissent une sorte de rupture de contrat : échec de la protection. Qui engendre la menace de la disparition de l'écosystème « éleveur - animaux domestiques – milieu - espèces inféodées à ces milieux ».

Question : et si protéger le loup était une façon de le domestiquer ?

Privilégier sa protection au détriment du pastoralisme. Les loups habitués à l'attaque de brebis s'en font une spécialité dans un environnement humain dont ils deviennent dépendants et qui favorise leur prolifération. Les mesures de protection renforcées dont ils bénéficient dans la réglementation actuelle les rendent dépendants de ces mesures et des élevages de plein air. Alors nouvelle domestication ? En échange de quels services ? Au profit de qui ? Bon... en allant plus loin dans les questions ne risque-t-on pas de passer pour complotiste ?

Alors, si l'on veut protéger la nature et sauver la planète, ne serait-il pas judicieux de résister à la disparition de nos écosystèmes, dans nos campagnes et nos montagnes et pour cela, tuer les prédateurs qui s'attaquent à nos animaux ? Tuer un loup n'est-il pas aussi naturel que tuer un agneau ? Et les éleveurs sont bien les premiers à savoir que tuer un animal n'a rien d'anodin. Tuer ou au moins traumatiser les loups qui attaquent les troupeaux serait même le meilleur moyen de conservation de loups « réellement sauvages »1 ou en tout cas, ayant peur de l'homme...

Bon n'allons peut-être pas remplacer partout la souris qui clique par le fusil qui claque.

Nous appelons à faire cesser la réglementation actuelle, à lutter contre et à retrouver du « bon sens paysan », et nous appelons à l'aide car nous sommes moins de 2 % de la population pour nourrir les gens et parmi nous, seule une poignée pratique l'agriculture paysanne.

La gestion des chiens en divagation et des sangliers prédateurs, comme celle des loups, devrait aboutir à stopper les prédations sur animaux domestiques quitte à éliminer les individus se spécialisant sur eux et qui transmettent à leur descendance cette habitude dévastatrice.

Texte rédigé par Dominique Voillaume, éleveuse retraitée, et le comité départemental

 

En lien, nous vous invitons à lire le Manifeste des éleveurs et bergers de la Roya (aout 2020)

 

1- Dans notre société, tout est géré et si l'on décide de « laisser faire la nature » sur un espace, c'est aussi une forme de gestion. Et concernant les loups, pourquoi ne pas les dresser à se cantonner à la prédation des espèces non domestiques, dites sauvages.

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